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histoire
Holving à travers les siècles Imprimer Envoyer
Le site de Holving
Écrit par Hol J-F SCHNEIDER   
Vendredi, 05 Décembre 2008 16:12

HOLVING époque Gallo-romaine, guerre de 1939-1945, évacuation en Charente en 1939.

Le village est constitué de six hameaux d’importance inégale :

BALLERING, BETTRING, HOLVING, HIRBACH, HINSING et DIEDERFING.

En 1226, son nom était HALBIN­GEN puis successivement ALFRIN­GA, HOLBINGEN et HOL VIN­GEN. Il se situe à 6 km de Puttelange-aux-Lacs sur la RN 56.

 

Un pot de terre contenant 200 monnaies de l’époque gallo-romaine dont 4 aurei (Bas Empire) fut découvert au XIXe siècle dans un jardin du village ; de même qu’une pierre triangulaire en calcaire qui servit, sans doute, de socle à une statuette et sur laquelle l’on déchif­fra une inscription ainsi traduite «En l’honneur de la maison divine ; au Dieu Apollon». Diverses autres découvertes laissent à penser qu’un sanctuaire champê­tre dédié à Apollon domina en son temps la région.

 

Le Moyen Age vit les droits sur HOLVING passer des mains des Comtes de Blieskastel à celles des Comtes de Salm, de Sarrebruck, de l’Abbaye de Wernesweiler, du Duc de Lorraine...

Une église de style gothique (1869) et une chapelle N.D. de Lourdes constituent le patrimoine récent du Val de HOLVING.

 

14 Juin 1940 : Les combats du Secteur Fortifié de la Sarre
- 41eme RMIC / 51eme RMIC -

LA SITUATION GENERALE

 14 Juin 1940, Paris est déclarée ville ouverte. Sans combats, la ville tombe aux mains des Allemands.... elle va le rester 4 années durant.

 A 400 kilomètres de là, en Lorraine, sur une ligne "Saint-Avold - Sarralbe - Saint-Jean de Rohrbach", les combats font rage, certainement les plus violents de la bataille de France. Dans ce secteur, les Français résistent magnifiquement aux puissantes attaques de la 1ère armée Allemande commandée par le Général VON WITZLEBEN.


 

Celui-ci va lancer contre les positions Françaises, une opération de très grande envergure : 9 Divisions, dont 6 de premier échelon, avec un appui formidable d'artillerie : 259 batteries de tous calibres, soit plus de 1.000 bouches à feu. Pour retrouver une telle concentration de canons, il faudra attendre EL ALAMEIN et MONTE CASSINO.


 

Les Français pour défendre ce secteur de la Ligne MAGINOT, disposent de quatre Régiments d'Infanterie de Forteresse, les 69e, 82e, 133e et 174e RIF. Ce dernier régiment constitue avec les 41eme et 51eme Régiments de Mitrailleurs d'Infanterie Coloniale le centre du dispositif: le secteur fortifié de la Sarre, commandé par le Colonel DAGNAN, un Marsouin.

Le 41eme RMIC créé en 1933 est commandé par le Colonel TRISTANI. Le 51eme RMIC créé lui en 1939 par dédoublement du 41eme RMIC est commandé par le Lieutenant-colonel DE REVIERS DE MAUNY. Ces deux régiments étaient composés chacun de 3.000 hommes.

 Bien organisée, la défense s'appuie sur les ouvrages de l'avancée d'HOLVING et bénéficie de la protection des zones inondées en avant des réseaux. Les Français disposent également en réserve du dispositif de défense de bataillons de mitrailleurs, de la 52e DI et de la 1ere Division de grenadiers Polonais.

 LA BATAILLE

L'attaque Allemande, précédée par une préparation d'artillerie d'une violence inouïe rappelant VERDUN, pour les anciens de la Grande Guerre, commence à l'aube du 14. Elle durera toute la journée. Les Stukas gênés par le brouillard, sur l'ouest du secteur, interviennent par vagues de 35 appareils, dès 7 heures sur le secteur d'HOLVING. Les HEINKEL 111 déversent des nappes de bombes sur les défenses Françaises, rasant du coup plusieurs villages.

Les pionniers Allemands, masqués par des écrans de fumigènes coupent les réseaux de barbelés ou les font sauter. Les tirs d'artillerie s'allongent et les fantassins Allemands partent à l'assaut. Les Français se battent comme des lions et tiennent leurs positions. Partout les Allemands sont stoppés et, à la mi-journée, le commandement Allemand avoue son échec. Durant l'après-midi l'effort est poursuivi avec acharnement et avec des moyens accrus.

L'avancée de HOLVING, tenue par les Marsouins du 41e RMIC, résiste à trois assauts terribles. Les Allemands ne perceront pas la ligne MAGINOT. La journée s'achève. Nos troupes ont arrêté partout l'offensive Allemande qui se solde par 1.500 tués et 4.000 blessés.

 

Malheureusement le repli est inévitable. A court de vivres et de munitions les unités décrochent dans la nuit, une à une en emmenant avec elles leurs blessés. Pressés par l'ennemi nos Marsouins garderont toujours l'avantage sur les allemands jusque dans les combats au corps à corps qui se passeront le 23 juin sur le canal de la Marne au Rhin.

LES AMIS DES CHARENTAIS

 

Depuis près de 70 ans, une amitié sincère et forte s’est édifiée entre les habitants de Holving et ceux de Montmoreau. Cette amitié est associée à l’histoire et plus particulièrement à celle de la seconde guerre mondiale. Le 1er septembre 1939, la commune est évacuée en Charente, à Saint-Amand-de-Montmoreau.

Une nouvelle vie commence alors pour les holvingeois, loin de leur terre natale, avec des naissances, des premiers pas, des amitiés qui se nouent. En un an allaient se tisser des liens forts entre charentais et lorrains, au hasard des rencontres quotidiennes, des relations de proximité, des échanges de menus services, qui, en cette période douloureuse, rendirent la vie plus supportable. De retour en terre lorraine, les familles reconnaissantes gardèrent le contact.

 

C’est en 1969 que la première rencontre fut organisée par Pierre Honnert, Louis Gross, Auguste Wagner, Albert et Etienne Dourson. Guy Simonet, Conseiller Général de Montmoreau Saint-Amand fit le déplacement à Holving en 1974 avec une quinzaine de charentais. Les vraies grandes retrouvailles eurent lieu à Montmoreau en 1977. Depuis ce temps-là, grâce au travail de la section de l’Association Culture et Loisirs de Holving « les Amis des charentais », les villageois accueillent les charentais ou se rendent en Charente tous les deux ans. L’amitié entre les deux communes s’est étendue à Richeling qui participe fidèlement à l’aventure. La dernière visite des charentais en Lorraine est récente et date du mois d’août dernier. Beaucoup de nos anciens ne sont plus là pour recevoir ces amis de longue date, qui eux aussi sont de moins en moins nombreux : l’âge, la maladie, la mort ont clairsemé les rangs.

 

Une rue de Montmoreau et une rue de Holving baptisées dans les deux villages, le pacte de jumelage signé en 1999 et 2000, l’inauguration du boulodrome Patrice Wagner en 2002 : tels sont les événements marquants de l’association. Pour pérenniser cette belle histoire, redynamiser le rapprochement entre Montmoreau et Holving et développer les liens d’amitié avec les plus jeunes par des échanges sportifs et culturels, le maire de Holving Lucien Schwartz a réuni la population à la salle des fêtes, l’objectif étant de fonder un nouveau comité de jumelage avec le soutien de la municipalité, comité qui aura pour ambition de maintenir et développer le lien entre les deux villages. Le nouveau comité de jumelage se compose de Etienne Dourson, maire honoraire, Marlyse Kuhn adjointe au maire, Bernard Clavé président des arboriculteurs, Christophe Dolisy président de l’ACL, Victor Dolisy, Roland Gross président de l’US Holving, Paul Honnert, Denis Klein, Alfred Muller, Philippe Muller président des Marcheurs du Lac, Marcel Schweitzer de Richeling, Andrée Wagner

 

 

Mis à jour le Vendredi, 13 Février 2009 12:52